Adenome de la Prostate
Il s’agit de l’augmentation bénigne du volume de la glande prostatique entraînant des troubles urinaires
La prostate entoure le canal urinaire (urètre). De ce fait, son augmentation de volume et sa perte de souplesse a des conséquences sur la manière d’uriner.

Ces troubles peuvent débuter assez tôt dans la vie d’un homme (à partir de 30 ans) mais n’entraînent de consultation qu’à un âge plus avancé (50 à 60 ans).
En effet, l’aggravation des symptômes est le plus souvent lente et progressive.
Il s’agit de l’augmentation de la fréquence (pollakiurie) de jour (diurne) et de nuit (nocturne).
Le jet qui est affaibli a du mal à démarrer et se termine souvent de manière prolongée (goutte à goutte terminale).
La miction s’effectue parfois en 2 temps avec une impression de vidange vésicale incomplète.
Le patient exerce fréquemment une poussée avec le bas de l’abdomen.
Le sommeil est souvent perturbé par la difficulté à se rendormir. Les trajets en voiture ou les réunions prolongées sont souvent entrecoupés de “pause pipi”.
Ces symptômes altèrent la qualité de vie mais n’ont en général pas de conséquences fâcheuses.
En revanche, certaines complications peuvent survenir. Il s’agit d’infection urinaire ou prostatique, de saignements ou parfois de blocage complet nécessitant une prise en charge urgente.
Rarement, après des années d’évolution et de négligence, l’appareil urinaire peut s’altérer, en particulier la vessie qui peut perdre son élasticité.
Hormis les symptômes décrits par le patient et retrouvés lors de l’interrogatoire, l’Urologue examinera la prostate par le toucher rectal. Il en appréciera son volume et sa consistance.
Il sera le plus souvent prescrit une analyse sanguine (dosage du PSA), un examen d’urines (ECBU) et une échographie de l’appareil urinaire (reins vessie prostate).
La qualité du jet urinaire peut être appréciée par la réalisation d’une débitmètrie.
Adénome et cancer peuvent coexister au sein de la prostate.
L’examen initial comportera donc impérativement la recherche de signes évocateurs.
Il s’agit surtout d’une élévation anormale du PSA et/ou d’une zone suspecte retrouvée lors du toucher rectal (nodule, induration..).
Le traitement va de la simple surveillance à l’intervention chirurgicale.
Il dépend à la fois de la gène exprimée par le patient mais également des constations faites lors des examens complémentaires.
Si les symptômes sont modérés, une surveillance annuelle (PSA et Toucher Rectal) est souhaitable.
A un stade plus avancé, un traitement médical sera proposé. il consiste en la prise quotidienne d’un médicament généralement bien toléré.
En l’absence d’efficacité de ces traitements ou en cas de complications, le patient se verra proposer un traitement chirurgical.
Il s’agit d’un traitement Trans Urétrale de
L’ablation de l’adénome ne vous protége pas de la survenue d’un cancer prostatique du moment que la coque prostatique est laissée en place.